
Le SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) est composé des 2 membres historiques : le département de l’Isère et Grenoble Alpes Métropole, rejoints en 2020 par la communauté de communes Le Grésivaudan et la communauté d’agglomération du Pays Voironnais et, depuis décembre 2025, la communauté de communes du Massif du Vercors.
Financièrement il a trois budgets :
- Le budget principal relatif aux compétences obligatoires que sont la coordination des services de mobilité, la mise en place d’une tarification unifiée, l’organisation d’un système d’information multimodale, ou encore la participation aux projets ferroviaires,
- Le budget annexe relatif aux mobilités partagées, actives et intermodalités,
- Le budget annexe relatif au transport public urbain et non urbain de l’autorité organisatrice de mobilités (AOM).
En 2025, le taux de versement mobilité appliqué sur le Grésivaudan est passé de 1,30 % à 1,70 %, et celui sur le Voironnais est passé de 0,80 % à 1,10%. Si ces taux étaient augmentés jusqu’à 2%, le SMMAG gagnerait environ chaque année 9 M€ de recettes supplémentaires.
Un CFU 2025 consolidé présente des recettes de fonctionnement (270 M€ dont 157 M€ proviennent du versement mobilité) provenant à 79 % de la métropole, 14% du Grésivaudan, 6 % du Voironnais et 1% seulement du Département de l’Isère. Rappel lors du dernier changement des statuts du SMMAG, le département ne paye plus les 11 M€ qui étaient inscrits dans les statuts d’origine, ce qui a lourdement grevé les finances du SMMAG.
Les usagers apportent 46 M€ à ce budget et les collectivités 57,6 M€.
A noter qu’une gratuité totale exigerait que le SMMAG trouve au minimum 50 M€ pour compenser la perte de l’apport des usagers, ceci pourrait être obtenu par une augmentation du versement mobilité. Une augmentation de 1 point apporterait environ 80 M€. Il faudrait pour cela que la loi évolue notamment pour que les autorités de mobilité puissent elles-mêmes fixer le taux comme le fait la RATP. Il serait intéressant de connaitre précisément le coût actuel d’une gratuité durant les week-ends.
Les dépense de fonctionnement s’élèvent à 243 M€, dont 202 M€ liés aux contrats M’Réseau. Il y a 114 postes de salariés au SMMAG.
Les intérêts de la dette sont de 19 M€ et l’annuité de remboursement en capital de 43 M€. Mais attention, 2025 est la dernière année d’application du protocole de 2015 avec une participation du département et de la métropole au remboursement de la dette historique du SMTC à hauteur de 15,75 M€ chacun. Sans cette dette récupérable, l’annuité 2025 du SMMAG aurait été de 57,7 M€ concentrée sur le territoire de la métropole.
L’épargne brute (ou capacité d’autofinancement) s’élève à 26,7 M€ et l’épargne nette à 13,9 M€. Mais avec la fin des apports du Département (La Métro a décidé de maintenir un apport de 15,75 M€) l’épargne va fortement diminuée. Lors des changements de statuts, le département avait expliqué qu’il compenserait les 11 M€ perdus par le SMMAG par des aides à l’investissement qu’il n’a jamais versées.
Les dépenses d’équipement réalisées en 2025 s’élèvent à 58,2 M€.
La dette diminue à 467,4 M€ au 31 décembre 2025 et la capacité de désendettement (rapport entre dette et épargne brute) est de 17,5 années contre 25 années en 2024.
Même avec une épargne de gestion de 40,1 M€, en amélioration de 3,7 M€, la situation financière reste fragile.
L’épargne brute ou capacité d’autofinancement (CAF) de 26,7 M€, l’épargne nette s’élève à 14,85 M€.
L’encours de dette de 467,4 M€ au 31 décembre 2025 est en baisse de 16,4 M€.
La capacité de désendettement du SMMAG est de 17,5 années contre 25 années en 2024. Cette diminution résulte de l’amélioration de l’épargne brute et du désendettement du SMMAG.
Le budget principal seul, a 166 M€ de recettes de fonctionnement et 163 M€ de dépenses. Pour la partie métropole ce sont respectivement 134 et 130 M€ ; pour le Grésivaudan (21,4 et 21,4 M€) et le Voironnais (8,9 et 8,6 M€). Chaque institution est responsable de l’équilibre de ces budgets. La situation financière va se fragiliser au moment où le SMMAG aurait besoin d’augmenter ses investissements sur le réseau de transports en commun qui sont insuffisants.
